L'Allemagne bloque le plan du Parti Vert visant à supprimer l'exemption fiscale crypto d'un an.
Bitcoin et les actifs crypto restent exonérés d'impôt après 12 mois de détention.

CDU/CSU et AfD s'opposent aux nouvelles taxes crypto pour des raisons de politique et d'efficacité.
Le ministre des Finances Klingbeil pourrait proposer des modifications visant à générer 2 milliards d'euros de revenus supplémentaires.
L'industrie avertit que la suppression de l'exemption pourrait nuire au hub d'innovation crypto en Allemagne.
Le parlement allemand a bloqué une proposition visant à supprimer l'exemption fiscale d'un an sur les actifs crypto. Cette décision maintient les bénéfices tirés de Bitcoin et d'autres devises numériques exonérés d'impôt après douze mois de détention. Les législateurs ont invoqué des préoccupations relatives à l'incohérence réglementaire, à la charge administrative et aux pertes de revenus potentielles.
Le CDU/CSU s'est opposé au projet de loi, avertissant qu'il créerait des disparités entre les actifs crypto et les autres avoirs. Les membres de l'AfD ont plaidé pour limiter la taxation aux fonctions régaliennes de l'État, en donnant la priorité à la sécurité et à la justice. Les législateurs du SPD ont soutenu le principe de la taxation crypto, mais ont choisi d'attendre les propositions formelles du ministre des Finances Lars Klingbeil.
Le Parti Vert a cherché à moderniser l'exemption, citant des recherches prévoyant jusqu'à 11,4 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires. Leurs propres estimations prudentes indiquaient des milliards de gains potentiels, même après ajustement des projections. Seul le Parti de Gauche a pleinement soutenu le projet, soulignant la nécessité de remédier aux inégalités dans la réglementation fiscale crypto actuelle.
La règle allemande du « Haltefrist » exempte les gains crypto de toute imposition après un an, renforçant la réputation du pays en matière d'investissement crypto à long terme. Les propositions de suppression de l'exemption s'inspiraient du modèle autrichien de 2022, qui applique une taxe forfaitaire de 27,5 % sur les plus-values à toutes les transactions crypto. Les experts notent que le système autrichien a accru la bureaucratie sans impact significatif sur les recettes.
Les groupes industriels ont défendu la règle actuelle, arguant qu'elle maintient la position concurrentielle de l'Allemagne dans la finance numérique. Les banques continuent d'étendre leurs services crypto, DZ Bank ayant lancé sa plateforme « meinKrypto » dans le cadre du règlement européen sur les marchés des crypto-actifs (MiCA). Les entreprises crypto avertissent que la suppression de l'exemption pourrait réduire l'activité et décourager l'innovation.
Le projet du Parti Vert ne prévoyait pas de limites à la compensation des pertes liées au trading crypto, soulevant des inquiétudes quant à la réduction des recettes fiscales nettes. Les complexités administratives pourraient imposer des charges importantes aux autorités fiscales si le texte était adopté. Les prochaines propositions du ministre des Finances Klingbeil pourraient encore modifier les règles fiscales, dans l'objectif d'augmenter les recettes d'environ 2 milliards d'euros.
Le débat parlementaire montre que la politique fiscale crypto de l'Allemagne équilibre innovation et prudence budgétaire. Plusieurs partis ont mis en évidence les failles potentielles et les inefficacités d'une taxation généralisée. L'Allemagne maintient des conditions favorables pour les actifs crypto tout en se préparant à des réformes réglementaires plus larges en 2027.
Ce débat renforce l'approche mesurée du pays en matière de taxation crypto. Les parties prenantes continuent de surveiller les évolutions législatives susceptibles d'impacter les avoirs en actifs numériques. Le cadre allemand reste une référence pour les stratégies européennes de taxation crypto.
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