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L'accord nucléaire iranien « très proche, pourtant très loin », dit Téhéran, accusant les États-Unis de changer de position
Le ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué lundi qu'un renouvellement de l'accord nucléaire reste tentant à portée de main mais désespérément insaisissable, un porte-parole décrivant l'état des négociations comme « très loin, pourtant très proche ». Ces déclarations, rapportées par la télévision d'État iranienne, rejettent la responsabilité sur les États-Unis, accusant les officiels américains de modifier constamment leurs positions de négociation.
Les dernières déclarations de Téhéran interviennent après des mois de négociations indirectes, menées par des responsables européens et du Golfe, visant à relancer le Plan d'action global commun (PAGC) de 2015. L'accord initial, qui limitait l'enrichissement d'uranium iranien en échange d'un allégement des sanctions, est en lambeaux depuis que les États-Unis s'en sont unilatéralement retirés en 2018 sous l'administration Trump. Les tentatives ultérieures de restaurer le pacte sous la présidence de Joe Biden ont régulièrement échoué sur des questions telles que la portée de l'allégement des sanctions, le programme de missiles balistiques iraniens et les inspections des sites nucléaires.
Le principal négociateur iranien a déclaré précédemment que les « principaux obstacles » résident dans la volonté politique de Washington. La déclaration de lundi renforce ce récit, suggérant que si les cadres techniques d'un accord ont été largement convenus, les changements politiques aux États-Unis empêchent une signature finale.
L'accusation selon laquelle les États-Unis « changent constamment de position » n'est pas nouvelle. Les officiels iraniens ont maintes fois affirmé que Washington introduit de nouvelles exigences ou réinterprète les existantes à chaque cycle de négociations. Les officiels américains, de leur côté, ont rétorqué que l'Iran a formulé des demandes maximalistes et a continué à développer son programme nucléaire, enrichissant l'uranium à 60 % de pureté — un niveau proche du degré militaire — ce qui réduit le temps nécessaire à la fabrication d'une bombe.
« La fenêtre de la diplomatie n'est pas infinie », a déclaré la semaine dernière un porte-parole du département d'État américain, réitérant que l'Iran doit revenir en pleine conformité avec le PAGC avant qu'un allégement significatif des sanctions puisse être accordé.
Le sort de l'accord nucléaire a des implications importantes au-delà de la diplomatie. Un accord réussi pourrait débloquer des milliards de dollars d'exportations pétrolières iraniennes, abaissant potentiellement les prix mondiaux de l'énergie et allégeant les pressions sur les chaînes d'approvisionnement. À l'inverse, un effondrement des négociations accroît le risque d'une escalade supplémentaire, notamment une politique nucléaire iranienne de bord du gouffre et des frappes militaires israéliennes potentielles contre des installations iraniennes.
Pour les entreprises et les investisseurs internationaux, l'issue détermine si l'Iran peut réintégrer les systèmes commerciaux et bancaires mondiaux. Pour le Moyen-Orient dans son ensemble, un accord pourrait réduire les tensions régionales, tandis qu'un échec pourrait déclencher une nouvelle course aux armements ou un conflit.
La caractérisation par l'Iran des négociations nucléaires comme « très proches, pourtant très loin » capture l'état paradoxal des négociations : un cadre technique existe, mais la confiance politique, non. Avec des niveaux d'enrichissement en hausse et une patience diplomatique s'amenuisant, les semaines à venir pourraient déterminer si l'accord est relancé ou abandonné définitivement. Les lecteurs devraient surveiller les signaux de Téhéran et de Washington concernant les prochaines étapes, car le statu quo devient de plus en plus insoutenable.
Q1 : Quel est l'état actuel de l'accord nucléaire iranien ?
L'accord n'est pas en vigueur. Les États-Unis s'en sont retirés en 2018, et l'Iran a depuis dépassé les limites d'enrichissement. Des négociations indirectes sont en cours mais n'ont pas abouti à un accord final.
Q2 : Pourquoi l'Iran dit-il que les États-Unis changent de position ?
L'Iran affirme que les États-Unis introduisent de nouvelles exigences ou modifient les existantes au cours des négociations, rendant difficile l'élaboration d'un texte final. Les officiels américains le nient et affirment que l'Iran formule des demandes irréalistes.
Q3 : À quel point les deux parties sont-elles proches d'un accord ?
Les deux parties reconnaissent qu'un cadre technique existe, mais des divergences politiques subsistent. L'Iran dit que l'accord est « très proche, pourtant très loin », indiquant que si un accord est possible, les points de blocage clés n'ont pas été résolus.
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