BitcoinWorld
La CFTC abandonne sa politique « no-deny » vieille de 27 ans, accordant aux défendeurs le droit de contester les allégations dans les règlements
La U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a officiellement mis fin à sa politique de longue date dite « no-deny », une règle qui obligeait auparavant les défendeurs à s'abstenir de contester publiquement les allégations de l'agence comme condition de règlement des affaires d'exécution. Ce changement, annoncé par le président de la CFTC Mike Selig, marque un tournant significatif dans la manière dont l'agence aborde les règlements réglementaires et rapproche ses pratiques de celles d'autres régulateurs fédéraux.
Établie en 1998, la politique « no-deny » de la CFTC imposait à toute partie concluant un règlement avec l'agence d'accepter de ne pas contredire publiquement les allégations formulées par la CFTC. En pratique, cela signifiait que les entreprises et les particuliers pouvaient résoudre des affaires sans admettre ni nier leur culpabilité, mais ils étaient empêchés de publier des déclarations remettant en cause la version des faits de l'agence. Cette politique avait été critiquée par des experts juridiques et des observateurs du secteur pour avoir effectivement réduit les défendeurs au silence et limité la responsabilité publique.
Le président Selig a expliqué que la politique était en vigueur depuis près de 30 ans et que son élimination était nécessaire pour aligner la CFTC sur les approches réglementaires d'autres agences gouvernementales, telles que la Securities and Exchange Commission (SEC) et le Department of Justice. « La disposition no-deny était en décalage avec les pratiques modernes d'exécution », a déclaré Selig dans un communiqué. « Ce changement offrira une plus grande flexibilité dans le règlement des actions d'exécution tout en maintenant la responsabilité des contrevenants. »
La CFTC a précisé que, bien qu'elle n'applique plus la disposition no-deny dans les accords de règlement existants ou futurs, elle pourrait toujours exiger des défendeurs qu'ils admettent certains faits ou responsabilités juridiques dans des cas spécifiques, notamment ceux impliquant une fraude ou un préjudice important pour le public.
Ce changement de politique devrait avoir plusieurs effets pratiques. Les défendeurs pourront désormais défendre publiquement leurs positions, ce qui pourrait conduire à un discours public plus nuancé autour des actions d'exécution. Pour la CFTC, ce changement pourrait encourager davantage de parties à conclure des règlements, sachant qu'elles conservent le droit de s'exprimer ouvertement sur les allégations. Cependant, les critiques avertissent que permettre aux défendeurs de nier les allégations après un règlement pourrait affaiblir l'effet dissuasif des actions d'exécution et créer une confusion sur la base factuelle des affaires.
Les analystes juridiques notent que la démarche de la CFTC s'inscrit dans une tendance plus large parmi les régulateurs américains vers une plus grande transparence dans les processus de règlement. La SEC, par exemple, a ces dernières années révisé ses propres politiques de règlement pour permettre une reconnaissance publique plus large des litiges.
La décision de la CFTC de supprimer la politique « no-deny » représente une évolution significative dans l'exécution réglementaire. En accordant aux défendeurs le droit de contester publiquement les allégations, l'agence reconnaît l'importance du dialogue ouvert et s'aligne sur les normes modernes d'équité. Pour les acteurs du marché et les professionnels du droit, ce changement signale une approche plus équilibrée des règlements — une approche qui privilégie la transparence sans sacrifier la responsabilité.
Q1 : Qu'exigeait exactement la politique « no-deny » de la CFTC ?
Elle exigeait que les défendeurs concluant un règlement avec la CFTC acceptent de ne pas nier publiquement ni contredire les allégations formulées par l'agence, les empêchant ainsi effectivement de contester la version des faits de la CFTC.
Q2 : Le changement de politique s'applique-t-il rétroactivement aux règlements existants ?
Oui. La CFTC a déclaré qu'elle n'appliquera plus la disposition no-deny dans les accords existants, ce qui signifie que les anciens défendeurs sont désormais libres de discuter publiquement de leurs affaires sans violer les conditions de règlement.
Q3 : La CFTC exigera-t-elle encore des aveux de culpabilité dans certains cas ?
Oui. L'agence peut toujours exiger des défendeurs qu'ils admettent certains faits ou responsabilités juridiques dans des cas spécifiques, notamment ceux impliquant des comportements graves ou un préjudice pour le public.
Cet article La CFTC abandonne sa politique « no-deny » vieille de 27 ans, accordant aux défendeurs le droit de contester les allégations dans les règlements est apparu en premier sur BitcoinWorld.


